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Posts Tagged ‘séparatisme’

Hé, Adolf, tu devineras jamais la dernière…

Attention, l’orientation prise dans cet article est expressément inverse de la mienne. Il s’agit là d’une démonstration par l’absurde. Mon opinion sur le sujet a déjà fait l’objet du précédent article; je tiens juste à ouvrir les yeux des gens à propos des auteurs de la proposition de loi.

Timbre à l'éffigie du dictateur Allemand

Hé Adolf,

Tu ne devineras jamais la dernière! Dans les anciens peuples conquis de Belgique – tu sais, ce petit pays qui se disputait tout le temps, avec un fort séparatisme au Nord, qui t’a d’ailleurs été franchement utile? Hé ben ceux du Nord dont je te parles, ils veulent indemniser tes collaborateurs!

Oui, je vois ta tête jusqu’ici, sourire devant ces idioties qui te donnent plus de pouvoir. Quand on pense que tu t’es suicidé précisément parce que le monde te haïssait! On ne s’est plus écrits depuis lors, mais tes collaborateurs ont fait l’objet d’une sauvage répression. Oui, tes sourcils se froncent. Ils en ont tué pas mal, c’est vrai. Des femmes, aussi, pour avoir copulé avec tes soldats. Je ne peux pas te jurer qu’elles étaient aryennes, enfin soit.

Et ben, les enfants de ceux-là, ils seront indemnisés si la loi est votée. Elle est juste discutée, au Sénat, c’est même pas sûr qu’il sera adopté, mais ils y pensent. Oh, c’est pas tout ça, je sais que les enfants de tes amis ont le droit d’en honorer la mémoire sans honte, etc. … Mais pense donc à tous ces juifs déportés par lesdits collaborateurs! Et leurs enfants! Je t’entends rire jusqu’ici.

Les vrais perdants, dans tout ça, ce sont les enfants de tes résistants. Tués par lesdits collaborateurs, mais eux n’ont pas fait l’objet d’une indemnisation! Alors, tu vois le tableau! On conquit un pays, on profite du nationalisme au Nord (diviser pour régner, encore un coup de ton génie, peut-être même en font-ils usage encore maintenant) et maintenant tes collaborateurs sont récompensés! Voyez-vous ça! Je pense qu’ils aiment qu’on se moque d’eux.

Tu veux la meilleure? Leur ministre, là, un catholique, il a même parlé d’«oublier» ton passage! Un des hommes que tu as déporté aurait appelé ça un lapsus révélateur. Mais il s’est abjuré par après, va savoir; peut-être juge-t-il important de ne pas t’oublier. D’ailleurs, d’un côté, t’oublier empêcherait d’indemniser tes collaborateurs.

Il paraît que ça fait scandale, là-bas. Tu me diras, vu la quantité impressionnante de résistants qu’il y avait là-bas, pas mal de familles manquent encore un peu d’eugénisme. Ah! oui, l’eugénisme.

Tu sais, d’un côté, les flamands ils en font encore un peu preuve. Ils veulent se débarrasser des wallons car « trop pauvres, langue insignifiante, parasites, junkies potentiels, trop bêtes pour apprendre le néerlandais » … d’un côté, c’est plutôt eugéniste de vouloir se séparer! Bon, ils n’ont pas encore pensé à vraiment supprimer les inutiles; mais on a déjà un peu d’interdictions envers les francophones, c’est déjà pas mal.

Oui, là tu es plongé dans un silence partagé. Tu as connu ça, hein? Les débuts ne sont pas simples, pour eux. Ils en sont encore à la démocratie, c’est pas gagné d’avance. Encore que, parfois la démocratie n’a pas été écoutée pour des principes de procédure. Il suffit de ça, je te dirais.

Et d’ailleurs, il y a quatre ans de cela, ils ont voulu faire reconnaître à l’État la responsabilité de l’état dans la collaboration. Intéressant, n’est-ce pas? Un peu comme Pétain, les Belges. Tous, en fait. Ils ont vu en toi une possibilité de s’affirmer, parce que tu leurs as dit qu’ils avaient raison, toujours. Tu as su faire plaisir à leurs émotions, tu as su jouer de leurs histoires.

T’inquiète pas, tu es mort, mais ta façon de procéder, elle, est immortelle. Tu en as de la chance, parce qu’en France, le FN en tire profit aussi; la N-VA un peu, aussi. Et dans d’autres pays aussi. Et! N’oublie pas! Les droits d’auteurs courent 70 ans après le décès de l’auteur. Ça n’en fait que 67, n’oublie pas de demander des royalties!

Sur ce, pense bien que l’homme sera toujours assez bête pour croire en tes mensonges: Seul, le monde n’est pas mieux.

Bonne journée.

The Kingdom

Demain, la Belgique sans gouvernement fêtera sa première année. Une année durant laquelle absolument rien n’a été fait. Révolution des Frites, chansons, rien n’a suffi à être entendu par les hommes politiques qui décident pour nous de ce qu’est la Belgique.
Petit patriotisme, la veille de la première année, pour garder à l’esprit que la Belgique, ce n’est pas qu’une question de dispute, c’est aussi un peu de fraternité.

Demain, une première bougie sera soufflée. Prions pour qu'il ne s'agisse pas de la bougie d'Amnesty.

Malgré la flagrante vision d’une situation négative, d’une politique qui se prépare à scinder le petit pays tout jeune pourtant, l’esprit Belge demeure, tel un cœur au sein de sa vie, battant et chaleureux.  La Division, Pas en notre nom! Pouvait-on scander aux Révolutions de la Frite. Ou encore: Eenheid – Unité!

En traversant certaines grandes villes, Bruxelles comprise, on peut voir de vieux drapeaux moisis par la pluie traîner sous les fenêtres. Cela fait si longtemps que nous nous battons pour son unité. Déjà, dans les sixties, quand les français usaient les routes, « sous les pavés la plage », les jeunes flamands disaient, plutôt, « Walen Buiten ».

Oui, depuis des années nous déplorons cette idéologie, marginale jusqu’ici, qui gangrène la Belgique.

C’est alors que, depuis un an, plus rien n’avance.

Il faut se rendre à l’évidence, il y a une chose qui ne fonctionne pas, c’est le gouvernement en plan de réforme. « Pas de gouvernement sans la N-VA, parce qu’après, il faut réformer l’État ». Ce n’est pas impossible sans la N-VA et, de toute façon, cette réforme est une stupide idée. C’est tout à fait normal qu’ils ne parviennent pas à s’accorder si celui qui a le pouvoir dit des inepties.

Les partis francophones sont facilement qualifiés de lâches, d’inefficaces, de mener une politique qui, transposée dans une entreprise, mènerait à la faillite de celle-ci. Pourtant, des deux côtés, des hommes politiques chevronnés se tiennent. Un seul est tout nouveau dans le secteur. Inutile de préciser lequel.

Petite remarque par rapport à la date annoncée par la presse. Celle-ci soutient que l’anniversaire serait un 22 avril. Cela est faux. Officiellement, la démission de Mr. Leterme a effectivement été déposée un 22 avril, mais n’a été acceptée que le 26. C’est toujours ça de pris.

Bonne journée!

Pourquoi la N-VA ne fera pas de gouvernement… et pourquoi elle a du souci à se faire.

Acculée. Dos au mur. Ainsi sont positionnés les membres de la N-VA aujourd’hui. Leur position de force, dont ils bénéficiaient et profitaient largement auparavant, est sur le point de se renverser. Analyse concrète des derniers évènements, mise au point de la fin du repas.

 

Alliance Neo-Flamande, titre pompeux digne d’un ouvrage de Georges Orwell…

Vous voulez voir une curiosité? Visitez le site de la N-VA. C’est intéressant. Mais vous voulez voir de l’effrayante science-fiction? Regardez la page francophone de la N-VA. Totalement différente de sa version néerlandophone.

Je cite, première phrase.

« la N-VA milite en faveur d’une république flamande, état membre d’une Confédération européenne démocratique. »

Mais tout cela, c’est terminé, maintenant. Ils ont remporté les élections il y a plus d’un an, et sont à présent bien bloqués.

En gagnant les élections, le parti intégriste s’est placé dans une position délicate. En effet, si gouvernement il y a, Bart de Wever deviendra ministre et sera obligé, de sa forme, de gouverner un pays. Le pays. Sans avoir la possibilité de le détruire, car aura prêté serment sur une constitution qu’il hait au plus au point.

Mr de Wever est donc bien embêté. On lui demande, par son statut, de former un gouvernement qui nuirait à son propre parti: ils ont promis ou désiré une séparation, une ségrégation, et doivent, pourtant, former un état gouverné avec les francophones, et donc se plier à leurs revendications pour obtenir une majorité des voix, même ténues (majorité prévue à l’article 4, dernier alinéa de la constitution)
Les flamands vont se sentir bafoués. Parce que préparer le terrain pour une séparation, ça ne suffit pas lorsqu’on insulte ouvertement les francophones. Leur véhémence leur aura été fatale.

Ils étaient donc, théoriquement, en situation de force: Ils n’avaient aucun intérêt de former un gouvernement car cela va à l’encontre de leurs intérêts et de ceux de leurs électeurs. Formant une majorité, ils pouvaient, en permanence, tout bloquer; et c’est ce qu’ils ont fait, par des revendication de mauvaise foi. Ils ne voulaient pas que ces projets soient adoptés, puisqu’un gouvernement signifie une défaite pour un parti séparatiste.

La N-VA doit compter son écot, s’il veut être sûr de passer au travers l’offensive francophone qui se prépare en ce moment même. En effet, la mauvaise foi de ces racistes du Nord finira par agacer leurs pairs aussi, c’est évident. Le CD&V déclare déjà, de la proposition de Bart de Wever à propos des bonus aux régions (absolument ridicule, prôner une chasse aux sorcières au 21ème siècle, et ça se fait appeler un parti moderne…), qu’ils vont « un pont trop loin ».

Gagner les élections était une chose. Mais la N-VA finira par perdre, parce qu’elle n’est, fondamentalement, pas un parti de gouvernance, mais d’opposition.

Les partis francophones s’unissent, les partis néerlandophones se divisent… ça sent, tout doucement, la formation d’un gouvernement en l’absence de la N-VA.

Non?

Tant mieux, que Bart de Wever soit ministre. Ainsi, leurs voix chuteront à la prochaine élection, parce qu’en prêtant serment il ne pourra s’opposer à faire fonctionner la Belgique correctement.

Si un gouvernement est formé sans eux, ils ont une sorte de majorité dans les chambres, ils pourront toujours faire fonctionner leur politique ségrégationniste depuis leurs sièges capitonnés. Mais ils ne sont que 30%… C’est pas gagné.

 

Pour une fois, je les plains.

 

 

La fédération Wallonie-Bruxelles, c’est beaucoup de choses… mais pas ça.

« J’ai l’impression que c’est le début du séparatisme wallon et bruxellois » La N-VA fait-elle exprès?

Enième mauvaise foi pour la N-VA. Un de leurs parlementaires, méconnu à juste titre, a déclaré que la fédération Wallonie-Bruxelles était le début du séparatisme wallon et bruxellois.

J’ai l’impression qu’ils voient le séparatisme partout. Cette immonde gangrène n’a pas fait office ici. D’abord parce qu’il s’agit d’une volonté de fond, ce n’est pas nouveau. Ensuite parce que s’il s’agit là d’une colonisation de Bruxelles pure et dure et qu’il y a manifestement une maladresse quant au message apportée par une telle mesure, il n’y a pas le volonté de se séparer de la Flandre. Non pas que leurs politiciens ne nous ont pas donné follement envie de les laisser paître dans leurs plaines au dessous du niveau de la mer, mais cette mauvaise foi est l’apanage de l’alliance flamande.

Nous noterons par ailleurs que les partis francophones se sont sentis obligés de préciser qu’il n’y avait aucune volonté d’agression vis-à-vis des flamands… Mais à quoi cela sert, alors?

 

Tout court article, aujourd’hui. Il ne faut pas commencer trop durement le lundi matin.

Bonne journée.

PS: Pensez à visiter la nouvelle section, « L’Autre Café » où je reverrai certains articles de l’actualité.

Détruire la Belgique, au profit de la facilité.

Devant les militants PS à Charleroi, Elio Di Rupo, vainqueur des élections législatives d’il y a bientôt un an, s’éloigne très loin de l’opinion de Moureaux. Ce dernier se croit peut-être en pleine Libye, contre le méchant Kaddhafi de Wever. Alors que les négociations piétinent, une excellente remarque de Mr Di Rupo aurait dû lui ouvrir les yeux. Pourquoi ces deux réactions sont aux pôles infertiles, et pourquoi cela détruirait la Belgique.

Elio di Rupo ne sauvera pas le pays en choisissant ce qu’on peut appeler une solution de facilité.

« A l’origine de cette situation exceptionnelle, il y a, pour la première fois dans notre histoire, la victoire électorale au Nord d’un parti dont l’objectif est l’indépendance de la Flandre, pas la formation d’un gouvernement ». Cela fait peut-être un an qu’on s’égosille à la dire. Cela fait longtemps qu’on ne dit plus « hommes politiques » mais bien « politiciens », parce que quand on en parle en Belgique, c’est fatalement dans une optique péjorative. Nous attendons, nous commentons, nous critiquons, nous proposons d’autres idées.

Là-dessus, Mr Moureaux, vice-président du même parti, prend une toute autre direction: « Il faut creuser des tranchées ». Les francophones auraient déjà fait des concessions importantes, au contraire des flamands qui n’ont rien cédé.

D’une part, « il faut s’hérissonner », d’autre part je peux lire des horreurs pareilles:
« La Wallonie est dans une phase de redressement spectaculaire, et elle n’a pas peur d’hériter de nouvelles compétences. Nous sommes ouverts à un transfert massif. », de la part de celui qui relevait plus haut que la volonté de la N-VA n’était pas de former un gouvernement.

Alors qu’il affirme, avec certitude et pour terminer:
« Je veux le répéter ici ce soir : nous voulons aboutir à un résultat avec la N-VA, que ce soit clair ».

La N-VA et le PS ayant les majorités, un accord entre ces deux partis suffiraient amplement pour former un gouvernement. Cependant, je trouve honteuse la réaction de Di Rupo, qui pense nécessaire de se justifier auprès de la Flandre en disant « La Wallonie est dans une phase de redressement ». On a pas besoin de se justifier auprès de Bart de Wever! On a pas besoin de répondre à leurs insultes qui rabaissent constamment le Sud du pays.

Évidemment que la Wallonie est en redressement, et évidemment que la Flandre est en train de perdre de l’emploi et du prestige. Nous sommes au tournant d’un grand changement économique en Europe, au moment où nous devront subitement passer d’un secteur à l’autre pour répondre aux concurrences.

Mais la volonté du PS, à ce que je sache, n’est pas de préparer le terrain pour une division du pays. Le but du PS est de pouvoir former un gouvernement qui mettrait en avant son programme social. Il n’est pas question de laisser Mr Di Rupo contrevenir à son propre programme, au profit d’un plan gouvernemental visant à aider la N-VA à transférer des compétences économiques! Mr Di Rupo veut vraiment emmener De Wever dans l’antichambre de la séparation?

Si la tête n°1 de la Wallonie se met à plier comme ça devant nos amis du Nord, ce n’est pas le cas de Mr Moureaux, qui doit visiblement les percevoir comme une forteresse imprenable contre laquelle il faut unir ses forces. Nos petites flèches n’ont pas atteint leurs fortifications, alors il faut former un bélier? Mr Moureaux, voulez-vous d’un accord dans le pays? Qu’est-ce que la Wallonie peut bien revendiquer, en soi? Un maintien des compétences?

Réfléchissons un peu. Si la Wallonie doit, déjà, négocier entre ses propres partis, pour soumettre un plan unique à la Flandre, ce ne sera pas un plan visant à fortifier l’unité du pays. Ce sera un plan pour faire accepter la N-VA. Si on montrait à la N-VA que leur racisme et leurs revendications séparatistes nuiront, aussi longtemps qu’ils resteront sur leurs positions, au bon déroulement des négociations, alors, là nous pourrons observer un mouvement de leur part. Parce qu’à ce que je sache, la Flandres ne peut pas s’auto-déclarer indépendante, et ce n’est pas à nous de les y encourager.

Je ne dis pas qu’il faut geler les négociations jusqu’à ce que la N-VA deviennent de braves concitoyens gentils et attentifs. Non, on part du principe qu’un parti qui porte un nom qui mériterait sa place dans le film Brazil ou dans un livre de Georges Orwell, « La Nouvelle Alliance Flamande », on serait surpris que du jour au lendemain ils renoncent à leur plan de ségrégation linguistique.

Cependant, il faut se remémorer les précédentes crises. À chaque fois, la Wallonie a fait des pas. Les communautés, créées suite aux manifestations flamandes, semblait relativement logique. Mais lorsque ont commencé à surgir des partis dont l’intention était de « promouvoir » l’esprit flamand et non plus la « défendre », on aurait dû se méfier.

Alors que nous cherchons à défendre la Wallonie, la Flandre cherche à se « promouvoir ». Et quand un actif rencontre un passif, ce dernier cède, logiquement.

Alors, soit on cède, soit on gèle, soit on devient actif, à promouvoir la Wallonie, ou du moins, promouvoir l’unité de la Belgique.

Les deux pôles, céder et geler, ne vont mener qu’à des négociations unilatérales, qui ne seront donc pas dans notre intérêt.

Devenir actif pourrait être, alors, une solution. Mais alors que Di Rupo opte, lui, pour la solution de facilité, à savoir d’une majorité bipartite, et que Moureaux, lui, viserait davantage de geler les négociations jusqu’à ce qu’on trouve un bélier pour enfoncer les murs, on se demande qui prendrait l’initiative de contrer les attaques flamandes.

Sinon, on a aussi une réunion du tout qui voulait renommer la Communauté Française, histoire de rendre les choses plus idiotes encore. Enfin, soit, passons l’intégrisme Wallon, qui n’est pas beaucoup plus intelligent.

« Unification du pays. » Est-ce que cela fait vraiment aussi peur? Est-ce qu’on peut mentionner le mot auprès des autres partis flamands? Est-ce qu’on peut crier « Eenheit – Unité » sur la table des négociations? Non, les gens veulent la solution de facilité, à savoir se mettre d’accord avec la N-VA.

Et il faut faire vite! Si la N-VA part, effectivement, de la table des négociations, comme elle l’a promis précédemment, les autres partis vont tomber dans le complexe du homard et défendront les idées du parti sortant.

Sortir la N-VA des négociations, malgré leur écrasante majorité en Flandre. Oui, c’est anti-démocratique. Mais la Flandre veut-elle vraiment d’une séparation?

Encore un bon gros 1100 mots, excellent vendredi à tous. Courage, ce soir, c’est le week-end!

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