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Archive for the ‘noGov’ Category

Ne cherchez plus: Le problème, c’est moi.

Laurent Louis ne peut être contredit. Encore moins avec des questions précises.

Déclaration tapageuse de Laurent Louis.

Je ne vais pas sombrer dans ces querelles ridicules. Mais demandez-lui ceci:

Monsieur Louis, je vous cite: « Ne serait-il pas temps de rendre le pouvoir au peuple? » Est-ce ce même peuple qui doit disposer d’une autorisation pour avoir des enfants?

Mr Laurent Louis, encore à propos de vos déclarations. Vous dites que l’immigration est incontrôlée. Le même jour, je vois que la Belgique est condamnée par la Cour Européenne des Droits d l’Homme pour avoir voulu expatrier une irannienne.
http://bit.ly/jTTGxP
Donc non seulement il y a contrôle, mais en plus il y a trop de contrôle.

On vous gratifie de ceci:

Mr Fanna, c'est moi.

 Je suis donc l’ennemi public n°1, parce que je suis contre une politique des naissances en Belgique, parce que j’estime que le permis pour avoir des animaux, non seulement n’est pas dans nos priorités, mais en plus forcerait à créer un service public fédéral de l’attribution des permis, d’autres fonctionnaires à payer. Malgré ces autorisations, rien ne garantit l’efficacité des mesures.

Le Tribunal d’Application des Peines (TAP) a été créé par et pour le dossier Dutroux, à cause de la première libération dudit personnage qui a fait scandale. Et lorsqu’on emprisonne quelqu’un, il faut bien le libérer un jour.

Le respect des droits de l’homme, et le respect des libertés, c’est dans l’adversité qu’elle est mise à l’épreuve. Et son échec, ici, ne fait aucun doute.

J’ai été supprimé de sa page, m’empêchant de lui répondre. Petit à petit, l’homme dévoile son jeu totalitaire; avec ses rêves de coups d’État, avec ses discours populiste, la Belgique a intérêt à ne pas se laisser embobiner par ces belles paroles sans fondement.

Bonne journée.

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Hé, Adolf, tu devineras jamais la dernière…

Attention, l’orientation prise dans cet article est expressément inverse de la mienne. Il s’agit là d’une démonstration par l’absurde. Mon opinion sur le sujet a déjà fait l’objet du précédent article; je tiens juste à ouvrir les yeux des gens à propos des auteurs de la proposition de loi.

Timbre à l'éffigie du dictateur Allemand

Hé Adolf,

Tu ne devineras jamais la dernière! Dans les anciens peuples conquis de Belgique – tu sais, ce petit pays qui se disputait tout le temps, avec un fort séparatisme au Nord, qui t’a d’ailleurs été franchement utile? Hé ben ceux du Nord dont je te parles, ils veulent indemniser tes collaborateurs!

Oui, je vois ta tête jusqu’ici, sourire devant ces idioties qui te donnent plus de pouvoir. Quand on pense que tu t’es suicidé précisément parce que le monde te haïssait! On ne s’est plus écrits depuis lors, mais tes collaborateurs ont fait l’objet d’une sauvage répression. Oui, tes sourcils se froncent. Ils en ont tué pas mal, c’est vrai. Des femmes, aussi, pour avoir copulé avec tes soldats. Je ne peux pas te jurer qu’elles étaient aryennes, enfin soit.

Et ben, les enfants de ceux-là, ils seront indemnisés si la loi est votée. Elle est juste discutée, au Sénat, c’est même pas sûr qu’il sera adopté, mais ils y pensent. Oh, c’est pas tout ça, je sais que les enfants de tes amis ont le droit d’en honorer la mémoire sans honte, etc. … Mais pense donc à tous ces juifs déportés par lesdits collaborateurs! Et leurs enfants! Je t’entends rire jusqu’ici.

Les vrais perdants, dans tout ça, ce sont les enfants de tes résistants. Tués par lesdits collaborateurs, mais eux n’ont pas fait l’objet d’une indemnisation! Alors, tu vois le tableau! On conquit un pays, on profite du nationalisme au Nord (diviser pour régner, encore un coup de ton génie, peut-être même en font-ils usage encore maintenant) et maintenant tes collaborateurs sont récompensés! Voyez-vous ça! Je pense qu’ils aiment qu’on se moque d’eux.

Tu veux la meilleure? Leur ministre, là, un catholique, il a même parlé d’«oublier» ton passage! Un des hommes que tu as déporté aurait appelé ça un lapsus révélateur. Mais il s’est abjuré par après, va savoir; peut-être juge-t-il important de ne pas t’oublier. D’ailleurs, d’un côté, t’oublier empêcherait d’indemniser tes collaborateurs.

Il paraît que ça fait scandale, là-bas. Tu me diras, vu la quantité impressionnante de résistants qu’il y avait là-bas, pas mal de familles manquent encore un peu d’eugénisme. Ah! oui, l’eugénisme.

Tu sais, d’un côté, les flamands ils en font encore un peu preuve. Ils veulent se débarrasser des wallons car « trop pauvres, langue insignifiante, parasites, junkies potentiels, trop bêtes pour apprendre le néerlandais » … d’un côté, c’est plutôt eugéniste de vouloir se séparer! Bon, ils n’ont pas encore pensé à vraiment supprimer les inutiles; mais on a déjà un peu d’interdictions envers les francophones, c’est déjà pas mal.

Oui, là tu es plongé dans un silence partagé. Tu as connu ça, hein? Les débuts ne sont pas simples, pour eux. Ils en sont encore à la démocratie, c’est pas gagné d’avance. Encore que, parfois la démocratie n’a pas été écoutée pour des principes de procédure. Il suffit de ça, je te dirais.

Et d’ailleurs, il y a quatre ans de cela, ils ont voulu faire reconnaître à l’État la responsabilité de l’état dans la collaboration. Intéressant, n’est-ce pas? Un peu comme Pétain, les Belges. Tous, en fait. Ils ont vu en toi une possibilité de s’affirmer, parce que tu leurs as dit qu’ils avaient raison, toujours. Tu as su faire plaisir à leurs émotions, tu as su jouer de leurs histoires.

T’inquiète pas, tu es mort, mais ta façon de procéder, elle, est immortelle. Tu en as de la chance, parce qu’en France, le FN en tire profit aussi; la N-VA un peu, aussi. Et dans d’autres pays aussi. Et! N’oublie pas! Les droits d’auteurs courent 70 ans après le décès de l’auteur. Ça n’en fait que 67, n’oublie pas de demander des royalties!

Sur ce, pense bien que l’homme sera toujours assez bête pour croire en tes mensonges: Seul, le monde n’est pas mieux.

Bonne journée.

Le droit de manifestation en Belgique: un dictateur président du Sénat

Pourtant Docteur en droit, Danny Pieters a constitué partie civile pour le Sénat contre les jeunes manifestants ayant fait irruption dans le Sénat. Critique de fond et de forme.

Le Sénat de Belgique. Crédit photo: senate.be

« Les Belges ont le droit de s’assembler paisiblement et sans armes, en se conformant aux lois qui peuvent régler l’exercice de ce droit, sans néanmoins le soumettre à une autorisation préalable. »

Les manifestations sont autorisées en Belgique. Loin d’être un simple rassemblement pourtant, le fondement même du droit de manifestation suppose le droit qu’a le peuple pour exprimer ses idées, les faire monter aux hommes qui le gouverne, sans craindre de représailles de leur part.

La liberté d’expression, la liberté de presse, la liberté de pétition, etc. … rejoignent ce droit pour dire « On a voté pour vous, cela ne vous rend pas intouchables pour autant. »

Et pourtant..

En sa qualité de président du Sénat, et de façon relativement justifiée, Danny Pieters a jugé utile de faire arrêter les protestants. Effectivement, il faut empêcher trop de débordements dans un pays civilisé.

Alors, dans sa défense, l’avocat du sénat plaidera l’article 19 de la Constitution, au moins aussi forte que la 26:

La liberté des cultes, celle de leur exercice public, ainsi que la liberté de manifester ses opinions en toute matière, sont garanties, sauf la répression des délits commis à l’occasion de l’usage de ces libertés.

Reste à savoir si lancer des feuilles dans une Assemblée parlementaire est un délit.  Petit tour de Code Pénal.

Art. 275

Sera puni d’un emprisonnement de quinze jours à six mois et d’une amende de cinquante à trois cents [euros]*, celui qui aura outragé par faits, paroles, gestes ou menaces, un membre des Chambres législatives dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de son mandat, (…).
Si l’outrage a eu lieu à la séance d’une des Chambres (…) l’emprisonnement sera de deux mois à deux ans, et l’amende de deux cents [euros] à mille [euros]*. (…)

* à multiplier par un indice, 5,5 il me semble: 275 à 1650€

couplé à l’article 277

Les outrages commis envers les corps constitués seront punis de la même manière que les outrages commis envers les membres de ces corps, d’après les distinctions établies aux deux articles précédents.

Peut-on considérer cela comme un outrage? Pas vraiment. Mais ce sera la question du procès s’il y a.

Mais derrière la question juridique que j’ai effleuré, il y a une question politique. Dans la situation actuelle, au bout de 327 jours après les élections,  il est plutôt compréhensible que des actions soient menées. Les sénateurs sont-ils vraiment responsables du blocage actuel? Pas vraiment. En tout cas, pas à 100%. S’il est vrai que leur opinion compte, le but reste de s’assurer que personne ne soit lésé dans le prochain gouvernement.

Cet agissement est donc très clairement compréhensible. Donc, on peut dire que Mr Pieters, président du Sénat, a eu une réaction disproportionnée par rapport à l’embarras causé. Après tout, 5 minutes d’interruption, ce n’est pas si grave.

La réaction peut même être considérée comme arbitraire: Les tracts auraient été séparatistes, ou N-VA, aurait-il réagi de la même façon? Rien n’est moins sûr! Et puisque ça m’a tout l’air d’être parfaitement arbitraire:

Article 147 du Code Pénal

[tout titulaire de fonction publique], qui aura illégalement et arbitrairement arrête ou fait arrêter, détenu ou fait détenir une ou plusieurs personnes, sera puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans.
  L’emprisonnement sera de six mois à trois ans, si la détention illégale et arbitraire a duré plus de dix jours.
  Si elle a duré plus d’un mois, le coupable sera condamné à un emprisonnement d’un an à cinq ans. (…)

Cela ne fait que montrer à quel point la N-VA n’est pas un parti fondamentalement démocratique. La démocratie s’adresse à tous, et pas seulement aux flamands.

Cela dit, je joins tous mes encouragements aux jeunes protestataires, les félicite pour leur courage et, franchement, l’idée est bien trouvée. J’espère que vous n’encourrez aucune sanction auprès de l’Académie Royale des Beaux-Arts qui devrait vous honorer pour cet esprit démocratique. C’est dit.

Bonne journée!

La Belgique, ou « tergiverser sur des concepts inventés »: De quoi parlent les négociations?

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, petit tour pour reprendre toute la négociation dans sa globalité, sans rentrer dans les détails. Avis aux non-initiés.

Crédit photo: RTL info

Tous les aspects se mélangent, et les politiciens en parlent sans les situer vraiment dans la « sphère » politique qui maintenant se présente davantage comme un labyrinthe.

Pour clarifier, je vais diviser le sujet en deux grands points: L’argent et la Langue. Bien entendu, beaucoup de choses – comme BHV, par exemple, regroupent un peu des deux sujets; mais là où une discussion relative à l’argent se présente, l’argument avancé est souvent la langue; tout comme lorsqu’il est question de l’emploi d’une langue dans une commune, l’intérêt présenté est bien souvent l’argent.

Quand on les place plus ou moins à égalité, ça a tendance à créer des mélanges idiots; comme traiter les wallons de pauvres ou de parasites, alors que la seule véritable différence qu’il y ait entre les flamands et les wallons… c’est leur langue.

Voilà pourquoi je les sépare distinctement. D’autre part, nous remarquerons que l’argent et la langue sont au centre des conversations depuis longtemps – si longtemps que la politique de l’état en elle-mêm s’est vue transfigurée sur le même schéma.

C’est ainsi que pour l’argent, il sera relativement aisé de rattacher les discussions aux compétences régionales, tandis que lorsqu’il sera question de langue ou de culture, par définition, il sera question des communautés.

L’argent

Tout le monde a entendu parler de la loi de financement. Pourtant, de quoi s’agit-il? Il s’agit d’une loi spéciale, surnommée LSF dans le jargon (loi spéciale du 16 janvier 1989 relative au financement des Communautés et des Régions); une lecture à la fois redondante et obscure, qui fixe le fonctionnement du financement des communautés et des Régions. Les Communautés n’ont aucun pouvoir fiscal, et reçoivent de l’argent du fédéral, tandis que les Régions disposent de recettes fiscales propres.

L’impôt que l’on paye tous est perçue par le fédéral (qui chapeaute les communautés et régions)  qui les redistribue proportionnellement à la contribution. La région qui apporte plus reçoit plus.

Ce modèle peut paraître juste, d’un point de vue extrêmement pragmatique. En effet, et du point de vue des nationalistes, il n’y a pas de raisons que les francophones vivent sur le dos des flamands. Mais encore une fois, la Flandre, par ce biais, pensant s’en prendre aux francophones, s’en prend en réalité aux Wallons. Et c’est différent: parmi les wallons, n’oublions pas les germanophones! Et n’oublions pas que Bruxelles est une région également qui compte son lot de francophones et qui pourtant rame d’un point de vue fiscal, car a besoin de plus de fonds que sa population n’apporte.

Ensuite, il pose un très lourd problème fiscal: en effet, en offrant des régimes fiscaux différents d’un côté du pays comme de l’autre, on risquerait d’exacerber une différence même ténue de financement, et provoquer ainsi la ruine pure et simple d’une région entière, en forçant l’exode d’une région à une autre.

Alors est prévu une solidarité; une sorte de système de vase communicants, dont profitent actuellement les deux régions Bruxelloise et Wallonne.

Mais alors, cela a posé un autre problème! Car si les communautés ne disposent pas d’un fonds propre, et que celui-ci provient du fédéral, il peut y avoir des disproportions d’usages de part et d’autre du pays. En 2001 a alors été pris une négociation concernant ce vase communiquant afin qu’il soit équitable.
Mais les nationalistes veulent davantage, pouvant conduire la Wallonie à perdre… 1 milliard d’euros par an.

Mais tout ce chipotage conduit à un constat: La Belgique s’appauvrit. Toutes ces collectivités politiques nécessitent un gouvernement chacun qui, il faut le dire, doit bien se nourrir.

Alors qu’on a inventé un petit concept – les région – les problèmes se sont succédés d’eux-mêmes en « butterfly effect », conduisant à une impasse. Il est évident qu’à force de vouloir complexifier un problème, on ne va pas le résoudre. Les Flamands pensent payer davantage que la Wallonie? C’est évident! Il aurait suffit que Charleroi soit en Flandres pour que la situation soit différente de ce point de vue.

Il est donc illogique d’avoir séparé les deux communautés encore davantage avec le système des régions. Parce que les Flamands, qui souffrent, nous allons le voir, de ce vieux complexe de langue, trouvent soudainement des arguments économiques à la séparation. C’est un bien trop gros cadeau, et il est temps de leur ouvrir les yeux à ce propos: Nous ne sommes qu’un seul pays, nous ne sommes pas des profiteurs ni des parasites.

Nous demandons également à ce que la situation économique de notre région s’améliore. Mais si c’est le cas, ce ne sera pas par le biais d’une isolation, d’un égoïsme financier.

La Langue

En 1829, la Belgique était hollandaise. Chassés du pays, la bourgeoisie – bien qu’ayant largement profité d’une milice néerlandophone – a voulu affirmer cette différence en faisant l’étalage du français dans la capitale. Un lion retient la France, une langue retient Guillaume D’Orange.

La fière Belgique peut se targuer de profiter de la langue de Molière. Les Flamands, eux, paysans, parlaient la langue de leur choix, mais ne pouvaient guère profiter d’une justice en leur langue.

Puisque l’Histoire a beaucoup d’importance lorsqu’on veut se servir d’arguments mitigés, elle vient au renfort des nationalismes flamands. Nous avons été longtemps lésés.

Il s’avère que du haut de leurs 21 millions de néerlandophones à travers le monde, ils ne mènent pas large.

Ce qui nous amène au problème de la « colonisation linguistique ». Soi-disant, les francophones envahissent la Belgique, d’après l’un des personnages les plus détestables qui soient, Vic Van Aelst.

Avocat de parachutistes, il défend la thèse que, tout comme lorsqu’il était enfant et opprimé par les méchants francophones, ceux-ci piétinaient ses terres et brûlaient tout sur leur passage; en dévorant les animaux, violant les enfants, et parlant français très fort avec des chaussettes dans des sandales à Knokke-le-Zoute.

Je ne vais pas m’étaler sur le sujet – peu intéressant, en somme – de la vérité de ces propos. Je vais plutôt analyser la situation en regard de ce qu’il a à y gagner.

BHV, et les communes à facilité, majoritairement francophones, peuvent voter pour des listes flamandes comme Francophone. Alors qu’il serait pourtant légitime et logique que tout le pays puisse en faire autant, cela semble « de trop » pour les nationalistes.

Pour Me Van Aelst, il est évident que cela ressemble à un agrandissement de la Communauté française de Belgique, et que par ce biais nous allons agrandir la francophonie et réduire la Flandres.

C’est ainsi que l’on fait fonctionner sa démagogie et que l’on accuse la francophonie de vouloir détruire la Flandres.

Ainsi, les électeurs, se sentant opprimés, voudront se défendre contre ça. Bart de Wever, fervent défenseur de l’Esprit Flamand, viendra remettre de l’ordre dans tout ça.

Tant et si bien qu’ils vont refuser de laisser la francophonie être définie comme minorité linguistique! Pourquoi? Parce qu’une minorité linguistique doit être défendue, or pour eux ce serait horrible de devoir tout faire pour la défendre.

Cela montre encore une fois de la ségrégation qui se déroule sous nos yeux: Non, nous ne reconnaissons pas cette minorité, comme ça nous n’avons pas de droit à leur reconnaître. Si, si, nous sommes des humains.

Synthèse

Comme nous pouvons le voir, la Belgique a inventé de nombreux concepts pour céder aux caprices nationalistes. Cependant, il faut tout de même se rendre compte de l’absurdité d’une telle chose: Au bout de bien 20 ans de négociation, rien n’est solide, et plus on accordera plus ils voudront. Il est temps, grand temps, d’oublier les communautés et les Régions, au profit d’une Belgique unie; à l’époque où elle vivait prospère.

La Flandre a bien vécu sur notre dos. Loin de demander un retour ou de récupérer quoi que ce soit, il faut peut-être qu’ils ouvrent les yeux – bon sang, on forme un pays!

Et un sacré bon pays!

Rappel, à bruxelles ce samedi, ce n’est pas un picnic qu’il y aura à Bruxelles. J’espère vous y retrouver.

Bonne journée.

Comme mentionné dans la marge de droite, une quantité astronomique de travail m’empêchera peut-être de publier ces prochains jours.

Pour que le monde soit à ses pieds.

Si Mr de Wever accédait au pouvoir, j’ai bien peur de faire partie des gens qui seront ennemis au pouvoir. Les mesures effrayantes qu’il serait capable de prendre contre ceux qui manifestent d’une trop grande liberté d’expression, surtout en français, n’ont d’égales que ce qu’il met en œuvre pour déstabiliser le pouvoir ou pour s’y trouver. S’auto-nommer formateur, le choix est posé.

La Nouvelle Arrogance flamande, le pouvoir qui s'impose ou qui détruit. Crédit photo: AFP

Faute de vouloir détruire le gouvernement en y posant, à chaque étape, une petite amorce, BDW, maintenant, se met à la place du roi et décide à sa place ce qu’il convient de faire. Et pour lui, ce serai, déjà, se résumer à choisir un premier ministre.

La tâche du formateur étant de choisir un gouvernement et de les mettre d’accords. Outre le fait que ça fait plus d’un an qu’aucun accord n’a été fait, cela se résume à une autre amorce: Soit il est nommé et devient Premier Ministre – ce qui ne présage rien de très bon, à raison de 27 sièges pour la N-VA – soit il est nommé et ne devient pas premier ministre – ce qui reviendrait à provoquer un blocage parlementaire, cette fois-ci, dès qu’une question importante sera posée aux Assemblées.

Admettez que de son point de vue, c’est tout bénef’.

Dans l’hypothèse où Bart de Wever devient Premier Ministre, libre à lui de déposer des lois abracadabrantesques sur le bureau du Parlement, ainsi que de mettre fin à ce gouvernement. D’échouer sa mission après avoir laissé des mines-antigouv sur son chemin.

S’il est nommé formateur mais se désiste à la tâche de Premier ministre, ou même de Ministre, – avouez qu’il serait peu probable, bien que cohérent de sa part, qu’il refuse un tel poste – le blocage sera, cette fois-ci, parlementaire: à raison de 27 sièges N-VA, un document ministériel remis de la part du conseil des ministres un peu trop « franchophone » à leur goût et leur absence à elle seule suffit à provoquer un blocage.

Mr de Wever se rend parfaitement compte qu’il a tout intérêt à maintenir le blocage. Si résolution il y a, d’une façon ou d’une autre il serait le perdant. Mais plus il garde le blocage – avec des déclarations comme celles-ci – plus il monte les flamands contre les francophones et vice-versa. Et à la politique du Diviser pour Régner, il ne sera pas le premier à gagner.

Cela dit, l’actualité politique belge devient redondante.

Bonne journée !

België Barst… de Wever?

« Barst » de Wever pour un autre mandat de formateur de gouvernement? Il a déjà échoué dix jours durant, réussira-t-il en lui accordant plus de temps?
Alors qu’il y a un an que la Belgique retient son souffle, Paul Magnette soulève que « si on isole la n-va, on va la renforcer »… analyse.

België Barst, disaient-ils, avant qu'ils n'aient effectivement le pouvoir de le faire.

« Le Tisserand » se dénoue de l’Europe de plus en plus. Contestant les idées européennes, multipliant les déclarations douteuses, la mauvaise foi… Paul Magnette jugerait plus efficace de les laisser prendre le pouvoir afin de les regarder, amusé, se casser la figure.

Peut-on prendre un tel risque? Certes, il est évident que, malgré qu’ils soient entourés d’économistes, la défense de leurs idées passent par un mensonge évident qui, au pouvoir, ne saurait être appliqué. Mais des partis nationalistes au pouvoir, il y en a déjà eu des réussis, qui ont mené à des drames insupportables, qu’on ne peut laisser voir appliquées ici.

Si Bart de Wever est effectivement dans la formation gouvernementale, rien ne nous prouve que sa mauvaise foi ne durera pas jusque là… faire supprimer le vote obligatoire, et alors rencontrer les résultats Français (à savoir des votes « militants » ), prendre des mesures préparant à une séparation, sinon une séparation effective.

Peut-on prendre ce risque? Non. Ce n’est pas parce que la méthode de l’écartement n’est pas efficace ailleurs que ce n’est pas la bonne méthode. D’ailleurs, si l’écarter ne fait que la renforcer, le résultat final sera le même que si on l’accepte dans le gouvernement… à part qu’on aurait montré que la société n’est pas bâtie pour permettre un nationalisme.

Même sur le long terme, où l’on pourrait imaginer un vote de sanction plus rapide si on laisse la N-VA former un gouvernement, il n’est pas certain non plus que l’écartement pur et simple, dans notre cas, mènerait à un vote de sanction. « Ils ne sont même pas parvenus à s’imposer dans le pouvoir en place… » Je pense que dans le cas de la Belgique, il y a une autre conscience que celle des autres états. Au delà de respecter ses promesses, il y a celle de la défense de sa légitimité au pouvoir, puisqu’avec le vote proportionnel on peut voir apparaître des gouvernements à l’opposition.

Peut-on imaginer une N-VA prendre nos décisions à l’europe? Non! Sur la durée de son mandat, il y aura suffisamment de décisions importantes à prendre, et donc des divisions entre la le parti séparatiste et les autres partis, majoritairement européens. Cela déportera vers d’autres débats parlementaires sur l’appui de ces mesures et donc, sincèrement, une bête perte de temps.

C’est vrai, quitte à le voir disparaître, autant essayer de s’arranger que cela se passe tout de suite… toute théorie de sciences politiques qu’il s’agisse, il ne faut pas oublier les maths: Dans un cas, la n-va est écartée, et on la retrouve (peut-être) dans trois ans; dans un autre cas, la n-va est gardée, et on est pas surs de la perdre dans trois ans, avec les dégâts en prime.

Si la finalité est de la voir disparaître, le premier est cas est, mathématiquement, plus valable.

Alors, permettre à la N-VA de reprendre les négociations? C’est idiot. On ne va pas retourner à un cortège, nous ne sommes pas des poissons rouges qui tournent dans leur bocal: encore une fois il y aura refus net des francophones, et encore une fois ce sera de leur faute si aucun gouvernement n’est formé.

À côté de cela, le rappel du CD&V est qu’ils suivront le parti séparatiste si celui-ci veut d’un gouvernement. Il me semble plutôt évident, pour l’avoir démontré à plusieurs reprises, qu’il ne s’agit pas là de leur intention.

Si l’on veut d’un gouvernement valable, il faudra un gouvernement sans nationalisme, et si possible sans le prof d’histoire.

Bonne journée!

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