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Être rattachiste maintenant, c’est être séparatiste.

Eric van Rompuy, à son retour d’Allemagne: « Avons-nous encore de vrais dirigeants au nord et au sud de ce pays? », belle hypocrisie! Cela paraît difficile de croire qu’il s’agit d’un trait d’humour, visiblement stérilisé, et lui-même est pourtant partisan du coup de pied dans la fourmilière quand cela n’est pas nécessaire.
En lisant les commentaires et la presse, je constate que, de plus en plus, la situation devient risible et insoluble. Reprise des éléments de ces derniers jours, pour montrer que la Belgique n’est plus qu’un dessin sur une plage, et que la vague est en route.

La Mer du Nord. La Belgique est au loin, au large... Crédit photo: Xiiime.

 Nous avons pourtant proposé des solutions. Peut-être ne sont-elles pas meilleures, mais il y en a.
Dans l’hypothèse où demain, ils trouveraient un accord,  un parti nationaliste en redemanderait davantage, trouverait un argument, parce qu’il y a toujours un argument pour être nationaliste.

La Belgique est un pays compliqué. Pas plus tard que ce matin, je pouvais lire, quelque part – je l’ai d’ailleurs twitté – « Halte à la dictature gouvernementale! Manifestation le 23 avril contre l’interdiction de fumer dans les cafés. »

Et là, double constat. D’une part, il ne s’agit pas d’une décision gouvernementale, mais d’un arrêt de la Cour Constitutionnelle. Ça ne change pas grand-chose, d’un côté, mis à part que ça peut difficilement relever de la dictature.

Mon autre constat est un rien plus négatif. Il a oublié que nous n’avons pas de gouvernement depuis un an. Et que ce qui nous sert de marionnettiste aveugle est un gouvernement qui n’a certainement pas les compétences pour adopter une loi aussi bénigne. Depuis le temps, il est probable que l’essentiel des affaires courantes soient traitées au profit des affaires urgentes et habituelles, donc cette loi n’en fait probablement pas partie.

La Belgique serait-elle trop compliquée? Sa population peut-elle véritablement voter « juste » si elle ne sait même pas comment son pays fonctionne?

Et pourtant, des blogueurs, des gens qui comprennent, des gens qui ne comprennent pas, tiennent à leur Belgique. Elle n’est pas si vieille, en soi – même si l’on parle d’une Beglicae depuis l’antiquité – et ne résulte que de moult guerres pour faire valoir ses droits. Droits piétinés par l’Histoire.

Je n’aime, d’habitude, pas parler de l’ésotérisme politique – même si c’est défendable – parce que la politique n’a vraiment d’effets que lorsqu’elle forme une majorité, ou un plébiscite suffisant pour être représenté.

Mais certains défendent l’idée que la France et la Belgique devraient se rattacher.

Et, au gré des vagues des crises politique, cela peut impliquer beaucoup de monde, et cesser d’être un ésotérisme politique. Par exemple, un sondage de l’IFOP diffusé par Le Soir* montre un record de 50% en 2008. Ils étaient 32% en 2010, selon le Figaro*. À peu près autant que la N-VA, la même année.

C’est une solution qui en enchante certains, défendue depuis avant même la naissance de la Belgique. Elle s’explique, entre autres, par des intérêts économiques et culturels. On accordera que nous partageons la langue, une histoire commune, un code civil en commun, une constitution d’inspiration commune.

Nous sommes des rejetons de la France, agglutinés à la Flandre, qui nous rejette ardemment. J’accorde que nous sommes moins Flamands que francophones, et j’admets également que l’idée d’habiter une des plus grandes puissances mondiales serait sympathique d’un point de vue économique.

Paris et sa beauté, son histoire, les côtes niçoises et leurs stars, les montagnes et leurs stations de ski, la Bretagne, si poétique, la côte atlantique, le Périgord… La France est un pays magnifique, où se mélangent des cultures et des accents, qui nous transportent dans l’histoire et dans les rues étroites de ses vignobles.

Mais la Belgique n’est pas la France. La Belgique, Anvers, Bruxelles, Charleroi, Liège; ces villes ne sont pas françaises.

Il serait absurde d’imaginer une Flandre en France. La N-VA aurait un coq un rien plus large à avaler, mais compte tenu de leur mauvaise foi, ils pourraient bloquer des négociations  qui n’ont même pas lieu d’être dans un pays où le vote est uninominal et majoritaire.

Il est donc évident que ces résultats témoignent, dans le chef de ceux qui l’ont souscrit, d’une volonté de se séparer avec la Flandre.

Dans l’état actuel des choses, dans une Belgique brouillée mais pas détruite, dans une séparation de fait – il faut admettre que la régionalisation est, dès le départ, une séparation – mais pas de droit, parler de rattachisme est un peu anticipé, sinon prématuré.

Parler de réunionnisme est, en réalité, prévoir l’éventualité d’une séparation avec la Belgique. Et se montrer rattachiste maintenant, ce n’est pas prévoir la meilleure solution envisageable maintenant, mais prévoir la dernière solution envisageable à tout jamais.

Le plan-B, comme l’appellent les journalistes politiques et les politiciens eux-mêmes, n’est pas à proprement parler la meilleure solution, d’un autre point de vue que celui du principal parti séparatiste.

Les autres partis flamands veulent-elles d’une séparation? Rien n’est moins sûr. Le dossier aurait déjà été déposé sur la table depuis longtemps. Ils se seraient réunis et auraient obtenu cela d’emblée.

Et Bruxelles, dans tout ça? Wallonne, Flamande? Je pense que l’on peut être unanimes à ce propos, par deux points. Premièrement, Bruxelles est principalement francophone. C’est amplement suffisant, à vrai dire. Deuxièmement, et là il s’agit d’une question de logique, ce n’est pas la partie qui désire se retirer qui va décider de comment ça se passe. Si la Wallonie va accorder à la N-VA une séparation légale de la Belgique, elle ne va aucunement concéder Bruxelles.

Si l’on en croit la jurisprudence internationale, il y a de fortes chances pour que le sort de Bruxelles soit, à terme, décidé par les cours compétentes. Mais je ne vois pas en quoi ces cours auraient intérêt à aller à l’encontre du choix populaire. Si une répartition de la ville même n’est pas envisageable – imaginez le bordel – ils se contenteront d’appliquer le principe général qui veut que l’on se fiera aux limites régionales pour former la séparation. La Flandre se sépare, elle se sépare par sa région uniquement.

La séparation est encore relativement utopique, cela dit. Ce qui est utopique également, c’est la possibilité d’une Belgique unie. Comprenez que nous sommes pile à mi-chemin entre les deux, et qu’il appartient aux négociateurs ou aux électeurs – s’ils ont encore leur mot à dire – de choisir la direction à prendre.

La mienne est déjà toute choisie, et déjà largement défendue dans ce blog, je suis pro-belgique, et je défendrai ce point de vue aussi longtemps qu’elle existera.

En conclusion, suite à ce court réquisitoire – ou cette longue argumentation – je réponds aux propos d’Eric Van Rompuy. Est-ce qu’on a encore des dirigeants, oui! Mais ces dirigeants dirigent-ils encore quelque chose? Les négociations avanceraient, on serait tentés de dire qu’ils dirigent les régions en défendant leurs intérêts. Mais actuellement, il s’agit d’une bagarre politique de trois lustres qui ne concerne plus que la caste politique. Non pas que les belges n’y voient pas leurs intérêts, mais tout simplement parce qu’ils ont cessé de comprendre, ou même d’essayer de comprendre, un pays qui leur glisse entre les doigts.

Bonne journée à tous!
______________
Note de bas de page
* J’émets de nombreux doutes quant à la valeur de ces statistiques. Seuls 500 francophones ayant été sondés, il est difficile d’attribuer à ces 500 personnes la représentation des francophones de Belgique. J’ajouterais que pour peu que cette statistique ait été effectuée dans le Hainaut, où le FN enregistre ses meilleurs votes, ce chiffre trouverait une explication à la fois logique et malencontreuse. Ces chiffres sont donc cités à titre indicatif.

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  1. Youri
    15 avril 2011 à 10 h 24 min

    Comme promis Dixime, je vais commenter.

    Je pensais avoir à polémiquer avec vous ce jour.
    Eh bien NON !!
    Ca vous étonne n’est-ce pas ?
    Quand je pense que certaines personnes vous ont tweeté de pas perdre votre temps avec moi ……

    Je suis donc assez d’accord avec votre publication d’aujourd’hui.
    Quelques points de détails doivent être relevés cependant.
    Votre titre est raccoleur. Le Rattachiste (quel triste nom quand même) n’est pas séparatiste en soi. Il a fait le constat que le belgium est arrivé au bout de son rôle (« For Belgium, the job is done » titrait The Times il y a peu), au bout de sa logique, au bout de ce qui peut être encore partagé entre les ethnies qui le composent. Faire ce constat est un préalable.
    Une fois posé ce postulat, les partisans d’un adossement à la France cherchent quelle meilleure solution s’offre pour la Wallonie après implosion du belgium.
    Et évidemment, le regard porte vers le sud.
    Il n’a JAMAIS été question d’idéaliser la France. Voici un pays comme un autre mais qui paraît équilibré, qui fonctionne (avec comme partout des heurts mais n’est-ce pas révélateur d’une démocratie vivante ?), qui représente notre culture en effet et comme vous le soulignez qui est une des plus grandes puissances mondiales.
    Si on a été capable de sortir du syndrôme de Waterloo (qui consiste à diaboliser tout ce qui est français), syndrôme dans lequel nous sommes baignés depuis l’enfance dans notre éducation (bien que nous passions nos vacances avec délectation dans ce pays charmant), il est normal que ce choix de la France soit évoqué ou adopté.
    Il n’a évidemment jamais été envisagé d’associer cette union en embarquant la Flandre avec nous. Ce serait une hérésie.
    Quant à Bruxelles, ben il faudra demander à ses habitants ce qu’ils souhaiteront.
    Tout comme aux Wallons d’ailleurs et aux Français.
    Mais ici, je ne vois pas en quoi nos régions avec leurs spécificités de Wallonie ne trouveraient pas leur place en France. Qui est plus différent d’un Alsacien qu’un Breton, d’un Gascon d’un Savoyard, d’un parisien d’un Marseillais. Ce qui fait l’équilibre de la France c’est jsutement sa diversité dans laquelle la Wallonie s’inscrirait; il est de fait plus simple de faire une nation avec 22 composantes métropolitaines (23 si la Wallonie y accède)qu’avec 2 surtout quand une domine l’autre.

    Le sondage évoqué n’est évidemment qu’un sondage.
    Je ne désire pas en faire une preuve de … mais ne le balaie pas d’un revers de main. IPSOS est quand même une agence sérieuse qui respecte les règles nécessaires à rendre crédible ses sondages. Il n’y a pas de raison que l’échantillonage ait été biaisé. Je rappelle que le « Journal du Dimanche » avait fait la même démarche qui arrivait à des résultats équivalents.

    Je constate une chose: vous partez du postulat que la Belgique est en train de périr.
    (D’ailleurs, elle se vide de tout contenu comme la mer sur la photo dont vous illustrez votre article se vide à droite; soignez votre horizontalité NdD !!!
    😉 )
    C’est une constatation préalable à toute autre réflexion.
    J’ajoute que , même si le pays parvient à se sauver, dans quel état d’esprit les habitants seront-ils ? Le « mal » a été fait.
    Je précise aussi que le séparatisme du nord n’est pas l’apanage d’un seul parti. Tous , peu ou prou, sont favorables à de grands changements: le confédéralisme prôné par les hypocrites du nord n’est rien d’autre qu’un séparatisme larvé.

    Je vous conseille la lecture des cahiers du GEWIF http://www.gewif.net qui loin des poncifs du RWF explique et décortique ce que pourrait être l’adossement de la Wallonie à la France.
    D’ailleurs, sachez qu’on y réfléchit dans les grands partis (on parle d’un plan B mais on occulte le plan F). Le PS de Thuin a récemment organisé une réunion publique à ce propos dont la presse pourtant invitée n’a pas parlé hormis le quotidien Vers l’Avenir.

    Je vous conseille aussi la lecture de l’article 53 de la Constitution Française qui prévoit le cas adjonction de territoires de manière pacifique. De Gaulle dans ses mémoires parlait déjà de l’éventualité d’une union wallonne avec la France.

    Merci pour votre article.
    Je constate que les mentalités évoluent.

    • 15 avril 2011 à 11 h 41 min

      Mon cher Youri,

      Navré de le dire, mais je crois quand même que vous y idéalisez la France !!

      Même si la Belgique telle qu’on l’a connu s’essouffle, le rattrachement à l’Hexagone reste une fausse bonne idée. C’est une idée qu’on évoque dans l’air du temps dans la mesure où on se dit que la Belgique n’éclatera pas !

      Un rattachement à la France déstabiliserait cette dernière et relancerait les mouvements séparatistes que nous avons également mais qui sont minoritaires. A ce propos, je vous invite à consulter le site de « Corsica Nazione » et de son chef, Jean-Guy Talamoni. Certes, ils sont minoritaires mais parient sur un rattachement de la Wallonie à la France pour exiger un séparatisme de la Corse avec l’Hexagone.

      Qui plus est, un rattachement signifierait pour vous, une assimilation pure et simple ! Serez-vous prêts à abandonner votre système scolaire, social ou de lutte contre le chômage ? Serez-vous à abandonner vos compétences au profit de la capitale, la France étant un pays hautement centralisé ? Au nom de l’égalité des citoyens sur le territoire, je ne suis pas certain qu’un Lillois accepterait d’avoir des droits différents de celui d’un habitant de Tournai, à seulement 30 km de distance !

      Le rattachisme signifie tout simplement assimilation et ceux qui le prônent manquent tout simplement de courage face à leurs compatriotes néerlandophones. En effet, dire que la Flandre est – à juste titre – dominatrice, n’est pas une raison pour rejeter tout sur elle et refuser de montrer les crocs afin de forcer le respect.

      Et la situation actuelle des négociations entre francophones et néerlandophones est à ce point intéressante : les francophones, quelqu’en soient les résultats des négociations, sont en train de montrer aux Flamands, qu’ils doivent les traiter en respect !

      • Youri
        15 avril 2011 à 12 h 28 min

        Mon cher Gilles,

        Je suis au regret de vous dire que j’aurais aimé plus de nuance de votre part.
        La Constitution de votre pays permet des exceptions que vous passez sous silence et qui ont été expliquées(mieux que par moi) par votre compatriote Lenain dont vous retrouverez les analyses sur http://www.gewif.net
        Certaines des Régions de France profitent déjà de ces exceptions la moindre n’étant pas l’Alsace (et la Moselle) qui ont pu, lorsqu’elles ont rejoint la France, conserver les avantages qu’elles possédaient auparavant. Vous citez la Corse: même topo. Le plus récent exemple concerne Mayotte qui a aussi pu profiter de ces dispositions légales.
        Je ne veux pas minimiser vos connaissances de votre pays: qui serai-je pour le faire d’ailleurs. D’autres Français que vous ont d’autres avis: j’ai déjà cité jacques Lenain, Haut Fonctionnaire; j’aurais pu vous parler de Chévènement , de Myard (désolé= UMP); par respect je tairai Dupont-Aignan. De Gaulle, qui est quand même un acteur marquant de la politique française du siècle passé en parlait déjà, à mots couverts certes.

        Je vous sens très critique à l’égard de votre pays. Je peux le comprendre. 17 années de droite ont dû rendre lepays critiquable pour la gauche dont vous êtes un représentant. Comme vous, j’espère que 2012 sera un nouveau tournant. Et, avec le respect que je vous dois, vous me semblez être un excellent exemple du Français râleur et critique. Ca tombe bien, le Wallon en est un aussi.

        J’en reviens à l’exemple Corse. Je n’ai jamais nié qu’il y ait une fraction de séparatistes dans l’Ile de Beauté. Mais vous me semblez vraiment présomptueux quand vous annoncezqu’en cas de référendum, l’île serait favorable à une indépendance. Les Corses ne sont pas fous: ils savnet tout ce que la France leur apporte et que sans cette aide, ce ne sont pas leurs chèvres et des touristes durant 2 mois qui leur permettraient de vivre décemment.
        Il en est de même des Bretons, des Savoyards.

        L’avenir nous apprendra ceratines choses.
        Il est un fait qu’en belgium, nous vivons l’Histoire en direct et c’est assez passionnant.
        Les Francophones montrent en effet les dents depuis 4 ans car il faut remonter à 2007 pour parler de la crise. Nous n’avons guère eu de gouvernement depuis si ce n’est un ou deux paravents érigés pour donner le change.
        Face aux crocs que montent (ENFIN) les Francophones et ce manière très intelligente d’ailleurs, la balle est dans le camps flamand. Larguer la NVA des négociations et former un gouvernement sans elle, ce serait du pain-béni pour ces nationalistes. Les compromettre dans un gouvernement serait un échec pour les Francophones qui seraient obligés de lâcher du lest imporatant. Pourquoi avoir alors attendu 4 ans pour le faire tout en sachant que de toute manière, cette crise n’est qu’une étape avant la suivante ?
        je crois donc le point de non-retour atteint. Quelque part oui, je l’espère car pour paraphraser Magrite: « ceci n’est plus un pays ». J’ai envie que l’on passe à autre chose et qu’on s’occupe des vrais problèmes. J’ai été déçu de cet échec madein belgium mais j’ai fait mon deuil. Gouverner étant prévoir, sans aucune prétention de ma part, je tente de prévoir mon avenir et surtout celui de mes enfants (car le mien est déjà presque derrière moi).

        C’est pour cette dernière raison que j’ose dire : » Wallons Enfants de la Patrie…. »
        Bien à vous.

  2. 15 avril 2011 à 17 h 30 min

    Cher Youri,

    Le français que je suis n’en est pas râleur pour autant. Le français que je suis aime également son pays, ce qui lui permet d’avoir l’esprit critique nécessaire sur son évolution

    Je comprends votre inquiétude et que vous vous souciez de l’avenir de vos enfants.

    Les noms que vous me citez sont certes intéressants mais il ne s’agit que de personnalités de second plan. Hormis Jacques Myard (qui n’est que député-maire), aucune personnalité de premier plan, de gauche comme de droite, ne s’est exprimé sur ce sujet et pas seulement parce qu’il s’agit d’une question de politique intérieure belge !

    Sans doute que l’UMP et le PS français sont persuadés du peu d’intérêt de rattacher la Wallonie à la France et du coup que cela provoquerait.

    Concernant, la question constitutionnelle, les juristes à qui vous faites référence ont raison. Seulement, ils se sont trompent de paradigme : Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, et les autres, sont des territoires situés hors-métropole. Si ces régions disposent de dispositions particulières, cela ne pose effectivement pas de souci à mes compatriotes, dans la mesure où ces territoires ne sont situés dans l’Hexagone. Or, dans le cas d’un rattachement de la Wallonie, ces différences seraient montrés du doigt et auraient pour conséquence un abandon de ceux-ci au détriment des Wallons.

    Enfin, pour l’Alsace et La Moselle, il s’agit de dispositions liées à l’histoire (comme le concordat de 1801) et que le Républicain que je suis ne serait pas gêné si on venait à les supprimer

    • Youri
      15 avril 2011 à 18 h 27 min

      Cher Gilles,

      Chacun d’entre nous semble certain de ce qu’il avance et je ne veux pas polémiquer.

      Simplement, l’article 53 de votre Constitution ne fait pas état du fait que les éventuels nouveaux territoires doivent être Dom-Tom :

      « Art. 53. – Les traités de paix, les traités de commerce, les traités ou accords relatifs à l’organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l’Etat, ceux qui modifient des dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l’état des personnes, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire, ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu’en vertu d’une loi.
      Ils ne prennent effet qu’après avoir été ratifiés ou approuvés.
      Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement des populations intéressées. »

      Ceci dit, la Belgique est en effet intéressante sur certains points par rapport à la France mais la France l’est tout autant pour d’autres. Je ne vais pas énumérer ces points mais je m’en voudrais de ne pas citer la fiscalité belge, la plus élevée du monde après la Suède je pense.
      Une grande comparaison devra être faite le jour où le projet prend un peu plus de crédibilité.

      bien à vous

  3. 20 avril 2011 à 23 h 36 min

    Youri, je ne suis pas surpris que vous soyez d’accord avec le fond de l’article.
    J’ai bien apprécié le débat qui s’ensuivit mais n’oubliez pas que je n’ai exploité qu’une possibilité, sans lui accorder de réel fondement.

    Je suis et je resterai anti-séparatiste, et pourtant, si séparation il y a, je viens de donner tout ce qu’il y a à donner pour une solution rattachiste.

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