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Ultimatum de la N-VA: Et si on faisait sans eux?

Cela marque l’actualité de la Belgique en ce moment, la N-VA (parti séparatiste) a lancé un nouvel ultimatum : Une solution pour fin avril, ou nous boycottons la table… Mais est-ce vraiment une si mauvaise chose?

Comme l’a déclaré Guy Verhofstadt, et comme je tue à le dire depuis des mois, il est absurde d’espérer retirer une négociation convenable avec un parti qui souhaite, intimement, voir le pays se scinder. D’une manière ou d’une autre, ce que va entreprendre ce parti ira à l’encontre de l’intérêt du pays, ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose pour établir un gouvernement stable.

Jan Jambon, qui pose l'ultimatum. Crédit Photo: Portfolio Le Soir

Ce qui me force à me poser une question: Pourquoi se sentent-ils si nécessaires? Pourquoi ne pas mettre ce parti de côté pour forger une majorité (c’est envisageable), défendant les intérêts du pays?

Théoriquement, le boycott de la N-VA ne devrait pas de poser de problèmes vis-à-vis du conciliateur, celui-ci ayant pour mission de forger une majorité, même si le parti majoritaire est écarté.

Tous les partis se sont opposés à cette « dead line », montrant bien que la N-VA se veut avoir le monopole de la négociation, et veut mener la danse, sans écouter les autres partis. Naturellement, la confiance dont on entend tant parler risque de rester bien illusoire si elle doit se faire avec un parti qui témoigne d’un intérêt manifeste de mettre des bâtons dans les rouages de la mécanique de la négociation.

Pour critiquer cet utlimatum, je me contenterai de répondre à ses arguments:

« La Belgique doit introduire un budget pour plusieurs années à la fin avril auprès des institutions européennes. Notre pays devra également indiquer comment il atteindra les objectifs européens pour 2020, qui doivent de relancer l’économie de l’Union européenne » (source: lavenir.net)

Le gouvernement en affaires courantes a parfaitement le pouvoir de gérer les affaires européennes, étant considérées comme urgentes, voire habituel, selon l’angle emprunté: elles sont urgentes en ce sens où il faut relancer l’économie européennes, habituelles parce que la Belgique doit, de façon habituelle, transmettre son budget. Comme je l’ai expliqué dans l’article à propos du fonctionnement de la Belgique en affaires courantes, de ces deux conditions, une seule suffit pour accorder la compétence au gouvernement en affaires courantes.

Cela ressemble , de sa part, à une nouvelle tentative de manipulation; en voulant précipiter les choses, la N-VA veut forcer les autres partis à prendre de mauvaises  décisions ou des décisions hâtives. D’autre part, durcir le climat ne va pas aider les partis à prendre calmement et sereinement les dures décisions qu’il y a à prendre.

Alors, autant faire sans un parti qui ne souhaite pas que de bonnes décisions soient prises.

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Catégories :Actualité, Belge

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