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Archive for février 2011

UNE solution. Entrons dans les détails de la Balance Budgétaire…

Le précédent article de Vendredi a rencontré un maigre mais intéressant succès. Alors, dans le cadre du « Je n’ai rien d’intelligent à dire pour commenter l’actualité, alors j’invente », je tenais à préciser le concept de balance budgétaire que je mentionnais dans le précédent article : en effet, il s’agit certainement du point le plus important et le plus discutable des mesures que j’ai imaginé dans le cadre d’une solution pour arranger la crise politique belge, qui serait respectueux des deux côtés.

En effet, cette balance budgétaire assurerait, donc, un contrôle de l’économie fédérale, de telle façon que le « flux monétaire » que certains mentionnent soit empêché, ou du moins contrôlé, ne fût-ce que préventivement.

Conséquences régionales

Dans mon auto-débat, je me suis demandé quelles seraient les conséquences d’une telle mesure. En effet, il ne suffit pas d’imaginer un pays dont l’économie fonctionnerait à deux vitesses, il faut aussi prévoir les abus et les conséquences. Et j’en ai déjà repéré une énorme, qui pourrait avoir des conséquences absolument dramatiques ; lesquelles pouvant être contrôlés et empêchées.

« L’empêchement d’un transfert de fonds créerait une disparité sociale entre le Nord et le Sud. Mentionnons par exemple le chômage, le taux étant plus élevé en Wallonie qu’en Flandre : Si la Flandre ne transfère pas de fonds à la Wallonie, la Wallonie aura une sécurité sociale moins performante, ou, du moins, moins avantageuse. Cela pourrait même mener à un flux migratoire entre le Nord et le Sud du pays. »

Alors, pour contrôler cela, on pourra déjà insister sur le terme : au lieu d’une barrière budgétaire, on a une balance large, permettant au moins une légère fluctuation, amortissant les disparités économiques. Il est déjà bon de se soutenir, mais il ne faut pas exagérer.

Donc, il faudrait s’assurer que les conséquences ne portent pas sur le social. Par exemple, et c’est tout à fait raisonnable puisque le social appartient déjà au fédéral, interdire les disparités sociales entre le Nord et le Sud, et empêcher que les fonds supplémentaires dont dispose un côté ou l’autre ne soit utilisé dans le cadre d’une facilité sociale. L’argent supplémentaire devra être utilisé dans le cadre des communautés : le tourisme, l’enseignement, l’emploi des langues, la culture, les matières personnalisables.
Aussi, prévoir qu’en cas d’extrême-urgence, l’un côté puisse emprunter sans intérêts (à taux de l’inflation) à l’autre côté pour se sortir de sa situation de crise. Après tout, ce n’est qu’un seul et unique pays.

Enfin, cela devra peut-être se traduire par une politique du chômage drastique en Wallonie. De toute façon, nous savons tous que cela devra bien se produire un jour ou l’autre.

« Cette limitation de transfert budgétaire s’établirait par une loi, les flamands représentent 60% de la population et donc des sièges aux assemblées parlementaire. Les mesures et la fluctuation de la balance serait votée à l’avantage des Flamands… Si ceux-ci ont moins de fonds, ils s’arrangeraient pour gagner plus, et vice-versa… »

Pour empêcher cela, il faudra conserver, de l’aspect régional (supprimé totalement dans le cadre des mesures utopiques que j’imagine), le fonctionnement d’une loi votée à la majorité spéciale, majorité visée à l’article 4, dernier alinéa de la Constitution.

Pour ceux qui l’ignorent, dans l’état actuel des choses, les modifications portant sur les matières et les compétences territoriales doivent être votées à la majorité des 2/3, avec une majorité absolue dans chacun des groupes linguistiques. C’est cela qui conduit à des négociations aussi draconiennes, puisqu’avec une telle majorité, tout le monde doit être d’accord, forçant certains à faire preuve de bonne volonté… ce qui n’est pas facile quand on sait que les électeurs ne votent pas pour ceux qui font trop de concessions.

« Dans les matières fédérales, certains doivent faire l’objet d’un plus grand budget d’un côté que de l’autre. Par exemple, il est inutile d’attribuer des fonds pour les Ports quand on sait que seule la Flandre ait accès à la mer, ou des fonds pour les stations de ski quand il n’y a de montagnes qu’en Wallonie.
Autre exemple plus complexe, il y a plus de voies de chemins de fer en Flandre qu’en Wallonie, parce que les installations ferroviaires y coûtent moins cher en raison du terrain, exceptionnellement plat dans le Nord du pays. Donc, il y aura, à l’avenir, moins de fonds à dépenser en Flandre qu’en Wallonie.

Alors qu’en Wallonie, le problème de l’eau est inexistant, en Flandre, il en manque cruellement ; et doivent donc en acheter à la Région Wallonne.
En sachant que les chemins de fer sont fédéraux, et que l’eau deviendra, fatalement, fédérale, comment arranger ce genre de soucis ?
»

L’argent n’est pas distribué d’un côté à l’autre, ou l’argent n’appartient pas à un côté ou à un autre. Chaque communauté accordera au fédéral la partie qu’elle lui doit, et celui-ci accordera les fonds sans réfléchir à ces questions. Il faut maintenant penser uni, peu importe où l’argent est utilisé, il est utilisé pour tout le monde.

D’ailleurs, l’argent rapporté par les administrations fédérales – en gros, l’argent qui ne vient pas des impôts – appartiendra uniquement à l’État fédéral.

Donc, cela me force à préciser la compétence de la balance économique que j’ai introduite : il faut que cette balance concerne uniquement les fonds provenant des charges O.N.S.S. (sécurité sociale) & impôts, lesquelles ne pouvant, en aucun cas, être plus élevés d’un côté que de l’autre.‍ Cela représente, de toute façon, le seul lieu où il existe une véritable disparité communautaire.

Ainsi, l’argent consacré de façon équitable au Nord  et au Sud, sera utilisé de façon unifiée pour tout le pays.

Conséquences communautaires

Il est également possible de prévoir un effet majeur sur l’économie générale d’une communauté, sur son fonctionnement. En principe, cela est impossible, puisque les fonds sont accordés de façon générale, et la balance peut couvrir les fluctuations économiques des communautés, et leur permettre de prendre le temps de reprendre du poil de la bête. Mais il existe un cas, un cas théorique puisque pratiquement impossible, dont il faut prendre compte et surtout, auquel il faut réfléchir. Il faut y réfléchir afin d’empêcher son exécution, prévoir son arrivée, et anticiper ses conséquences.

« Mettons la pire solution imaginable, une communauté X doit donner l’intégralité de ses fonds au fédéral, ne lui laissant plus rien à consacrer au communautaire. Le temps de baisser la hauteur de la balance fédérale pour arranger le problème – et cela peut, comme on le sait trop bien, prendre beaucoup de temps – des sociétés, par exemple de travaux publics, ne recevraient plus aucun fonds ; ainsi que tout ce qui concernera les matières communautaires. Ce serait dramatique, et créerait un effet boule de neige : faillites, chômage, donc moins à attribuer au fédéral… Comment éviter ce crash communautaire ? »

Tout d’abord, je pense qu’une solution de premier temps serait l’autorisation, accordée en urgence et à titre exceptionnel, de lever un unique impôt pour « tenir le coup ». Cela paraît complètement anticonstitutionnel, et donc discutable, mais c’est une solution envisageable sur le très court terme.

Une petite crise budgétaire généralisée peut se résoudre avec un fonds provisoire, mais avec des conséquences sur le moyen terme. Par exemple, un emprunt intercommunautaire pourrait être envisagé, comme prévu au début de l’article. Un emprunt bancaire également. Ces deux solutions forceraient les communautés à garder « de côté » un peu de fonds – et donc risquer une nouvelle crise communautaire – mais pourrait au moins permettre de gagner du temps, le temps que les négociations portant sur la balance budgétaire se fassent.

Comme je l’ai dit, il ne pourra pas être permis de voir la sécurité sociale d’une seule communauté à la baisse, car cela est interdit par le début de mon article : créer des disparités sociales dans le pays est dangereux pour son équilibre.

De façon totalement imaginaire, et seulement dans ce cas précis, le Roi, par contreseing ministériel, pourrait faire baisser les allocations du pays tout entier provisoirement et/ou augmenter les charges & impôts dans tout le pays. Cela est dangereux pour la confiance du pays. En effet, si une mesure doit être prise, le pays tout entier en voudra à telle communauté de prendre, en gros, l’argent de tout le monde. Il faut donc, lorsque cette mesure est prise, essayer au maximum de ne pas divulguer quelle partie est responsable de cela.

Dans la mesure du possible, il faut éviter de devoir s’en prendre au citoyen. Je pense qu’un point de vue socialiste est difficilement conciliable avec l’économie capitaliste du monde, mais le mélange des deux doit s’en tenir au petit nœud formé par l’État, et en aucun cas se faire dans l’autre sens que celui Monde vers les gens ; la population ne doit rien à l’économie en général.

La mesure de l’emprunt bancaire ou intercommunautaire doit donc être privilégié, afin d’empêcher au maximum une mesure prise hâtivement de causer de dommages au peuple.

En l’absence de solution a posteriori efficace – ce que je viens de proposer restant, je dois l’admettre, relativement bancal – il faudra que des économistes surveillent l’État de l’économie d’une communauté pour prévoir largement à l’avance qu’une telle situation se produit ; parce que cela est non seulement irrémédiable mais aussi extrêmement dangereux, et peut exacerber une faillite communautaire forçant le pays à se plier sous son propre poids.

Cela dit, ce genre de mesure ne peut que très difficilement se produire, car il faudrait que le taux de chômage soit supérieur ou égal à la fois du taux de fluctuation de la balance, et à la fois supérieur aux fonds acquis par les travailleurs de la communauté donnée. Cela est pratiquement impossible, à moins que le chômage n’atteigne plus de 30% dans une communauté (25% pour ce qui est accordable, 5% pour la fluctuation, à la louche bien sûr).

La balance budgétaire force le pays à prendre un très large panel de mesures, et forcerait les politiciens à concéder énormément : la Flandre qui désire une autonomie économique, la Wallonie qui désire conserver les prérogatives que lui accordent l’eau et son éventuel essor économique, aucun des deux n’a d’intérêt à mettre en place des mesures qui mettraient à bas leurs atouts majeurs.

Mais quitte à devoir faire des concessions – parce qu’il est grand temps d’en faire – et quitte à ce que l’un en fasse, autant que l’autre suive le mouvement, au profit d’une économie à la fois relativement stable et équitable. Surtout équitable. D’un point de vue moral, la Flandre, qui prendrait une autonomie grandissante avec des régions aux pouvoirs étendus – l’antichambre vers l’Indépendance – se verrait contrainte de « retomber » dans le cadre d’un pays uni.

Puisse, alors, l’esprit Belge vaincre l’esprit nationaliste.

Ça c’est un long article. C’est Mon Utopie.

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Catégories :Actualité, Belge

Ce n'est pas LA solution, c'est UNE solution.

Bonjour à tous,

L’actualité étant pauvre en actualités intéressantes à commenter (on est tous d’accord pour dire que Khadafi est un malade qui ferait mieux de partir, que ce qui se passe en Nouvelle-Zélande est dramatique, que le MJS a gravement exagéré avec son point godwin anti-sarko, etc. …)

Tant et si bien que la rubrique des chiens écrasés a pris une page de plus en Belgique, déjà bien trop grande. En fait, la Belgique se lasse des conflits intercommunautaires, du racisme politique, de ce qu’on appelle à tour de rôle « la crise politique » et « le record le plus honteux qui fût ».

Moi, je prône plutôt l’Affectio societatis dans son sens large. Je vais d’ailleurs arrêter de m’en prendre sans cesse à Bart de Wever. Après tout, quand il sera grand on l’oubliera.

Mon affection pour la Belgique m’a d’ailleurs fait prendre une drôle de décision: je vais moi même chercher une solution. Parce que critiquer, c’est bien, mais il faut prouver qu’on peut faire mieux.

Alors je me suis mis en quête d’une solution. Et si j’ai bien compris tout, en simplifiant un peu l’affaire, je pense qu’on devrait faire ceci:

  • Abandon de l’idée de Région, qui prône clairement une pré-séparation de l’État. Ce n’est pas une bonne idée. MAIS cet abandon d’idée doit s’accompagner d’un contrôle mutuel et fédéral des transferts d’argent, afin que ceux-ci ne soient ni exagérés ni unilatéraux. Ainsi, il n’y aurait pas le – criticable – transfert budgétaire entre la Wallonie et la Flandre.
  • Conservation et renforcement du poids des communautés, afin de bien conserver l’idée du respect des langues et des cultures.

Et ceci pour rétablir une réalité de l’absurdité de la Belgique: Nous avons le seul pays au monde à avoir deux types de sphères politiques fédérées. Absurde.

  • « Forcer » l’apprentissage du Néerlandais, de l’Allemand et du Français dans les 3 régions dès le plus jeune âge.. D’abord parce que les langues, c’est toujours utile (d’autant plus en ces périodes de mondialisation) et aussi pour donner une base convenable pour « mieux se comprendre, pour mieux s’entendre ».
  • Insister sur le caractère bilingue de Bruxelles. Ce n’est ni francophone, ni Flamand. C’est Bilingue, il faut aussi arrêter de dire que Bruxelles est francophone. Sa population parle la langue qu’elle veut, ça ne prouve rien de dire qu’il y a 80% de francophones.

Les langues sont importantes pour le pays, il faut essayer de rendre le pays le plus respectueux possible de la langue de l’autre.

  • Faire un referendum, vote global, pour le sort de BHV, en insistant sur les tenants et aboutissants, des conséquences, des possibilités. Laisser le choix au peuple de décider si BHV doit conserver son statut de facilité, doit devenir Flamande (et donc opérer la politique du territoire) ou devenir francophone (et opérer la politique de la langue de principe).

Comme dit dans le titre, ce n’est pas LA solution, c’est une solution.

J’espère qu’elle n’est pas trop mauvaise.

Catégories :Actualité, Belge

Pas de gouvernement en Belgique: Quels effets?

Cela est de notoriété publique, la Belgique se prive d’un gouvernement depuis aujourd’hui 255 jours, ce qui repousse toujours le record du monde.

Cependant, la Belgique fonctionne. Un gouvernement provisoire a remplacé le gouvernement démissionnaire le temps de trouver un accord. Ce gouvernement s’appelle gouvernement en affaires courantes.

Ce gouvernement ne peut traiter que de :

  • Des affaires qui étaient encore « sur la table », dont le vote se faisait attendre aux Chambres, dites en cours
  • Des affaires habituelles, à savoir celles qu’un exécutif traite habituellement, dites banales ou habituelles
  • Des affaires urgentes, pour lesquelles il faut agir et vite.

Et enfin, il n’y a pas d’organisme de contrôle des décisions prises.

Cela n’est pas noté dans la loi, ou du moins à ce que je sache. Il y a juste définition et surtout limitation des affaires en cours,  dans la loi du 5 mai 1999 relative aux effets de la dissolution des Chambres législatives à l’égard des projets et propositions de loi dont elles sont saisies . Du reste, c’est du débat coutumier, et ça y va de la presse, des débats sur les notions, de la consultation du Conseil d’État, bref de la perte de temps.

Alors, comment les Belges ressentent les effets de l’absence de gouvernement dans la crise politique actuelle?

S’il est difficile de prévoir les effets, puisqu’on ne peut anticiper de réelle crise qui pourrait rentrer dans les affaires urgentes (bien que maintenant, on peut considérer que la constitution d’un gouvernement devient un peu urgent); on peut les constater a posteriori ou, du moins, en ressentir des effets immédiats.

La presse en fait peu l’étalage, mais certaines déclarations des syndicats permettent de soulever une accusation directe: La crise politique nous empêche de clarifier la situation.

Par exemple, ce gouvernement peut prendre des mesures dont l’utilité est très certainement discutable : Obligation de coller une bande à damiers sur les portières des taxis, aux frais des taxis.
Quand on pense que les politiciens ont dû débattre pour savoir s’ils pouvaient légalement discuter du budget !

Mais il y a des accusations plus concrètes. Par exemple, le manque d’efficacité d’un gouvernement provisoire est directement pointé du doigt par la CGSP, syndicat socialiste, montrant que la situation les empêche de disposer d’engagements clairs.

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie?
Contrairement aux déclarations de Jan Jambon, cela n’empêche pas le pays de fonctionner au niveau international; puisque celles-ci se classent soit dans l’urgence, soit dans l’habituel (pour l’Europe, par exemple).

Les engagements budgétaires, par contre, vis-à-vis des citoyens, sont plus délicats. On observera, par exemple, des services publics impayés car l’allocation d’un budget exceptionnel ne peut plus être effectué.

Liste des effets relevés

(Maj le 27/3/1022) (non exhaustif)

  • Nomination/prolongation du mandat d’un magistrat (se fait soit par un chef de corps, maximum 3 fois, soit par arrêté Royal, émis par le gouvernement)
  • http://bit.ly/gKinyE Avis 49.042/1 du SLCE: « (…) la section de Législation n'[a] pas connaissance de l’ensemble des éléments de fait que le gouvernement peut prendre en considération lorsqu’il doit apprécier la nécessité d’arrêter ou de modifier des dispositions réglementaires.»

Alors que les négociations en sont absolument nulle part – les politiciens s’empresseraient de déclarer que leurs engagements sont respectés si tel était le cas, quel que soit le côté – notre pays se déchire entre deux idéologies qui déchirent les sociétés depuis des siècles. Tant que l’un ou l’autre côté ne mettra pas d’eau dans son vin, ou tant qu’un certain politicien cessera d’employer la technique du « diviser pour régner », rien n’avancera.

Et pourtant, la devise nationale est bien « l’Union fait la Force », « Eendragt maakt maagt ».

Mises à jour:

  • suppression de l’image trop lourde, (10/3/2011)
  • ajout du paragraphe « concrètement ». (10/3/2011)
  • ajout du chapitre « liste des effets ». (27/3/2011)
Catégories :Actualité, Belge

Inquiétant: la Wallonie n'est pas prête

Inquiétant: la Wallonie n’est pas prête – RTL info.

Armoiries de la Wallonie. Crédit: Domaine public.

Armoiries de la Wallonie. Crédit: Domaine public.

Cet article soulève la faiblesse économique de la Wallonie, et donc l’impact qu’une Réforme (souhaitée unilatéralement par la Flandre) aurait sur la partie francophone et germanophone du pays.

Ce que l’article explique de façon assez basique, je pense que la conscience générale du pays s’en rendait déjà compte. La seule nouveauté, c’est l’aspect positif d’une politique de relance efficace. Mais ce qu’il manque (cruellement) c’est de savoir en combien de temps cette politique de relance pourrait couvrir les deux points négatifs.

Autre aspect inquiétant: nous ne savons pas dans quelle mesure cette autonomie serait nocif pour le niveau de vie des Wallons. Et surtout, est-ce que ce ne serait pas davantage mauvais pour la Belgique tout entière que d’assoiffer la moitié de son pays avec une réforme qu’un seul politicien désire?

Catégories :Actualité, Belge

Purifions.

Crédit Photo: AFP

Tout de même, Mouammar Kadhafi devrait faire au moins semblant d’être diplomate.

« Purifier le pays », c’est en ces termes qu’il exhortait la population au calme. Je pense que les deux côtés ont cette triste ambition de « purifier » le pays.

D’un côté le peuple, qui veut une purification pour la liberté, et son chef d’État qui désire sans doute l’inverse.

Outre les incroyables massacres perpétrés dans le pays (dispersion des foules avec du matériel militaire, comme des avions et des militaires de combat), sa mégalomanie et son caractère imprévisible font que le pays pourrait ressentir des effets bénéfiques immédiats à sa démission.

Catégories :Actualité, Internationale

Le coup de gueule du Sunday Bloody Sunday, ou Naulleau, Ferme ta gueule!

C’est ici http://www.youtube.com/watch?v=P0AdW5Zdb7M

Que nous pouvons voir ce triste spectacle d’un homme qui se débat comme il peut dans le dur milieu des médias. Et pour ce faire, il va aller jusqu’à inventer des prétextes de buzz, critiquer ce qui est bien plus haut que lui, comme le crapeau du dicton qui essaye d’atteindre la blanche colombe.

Admettons, Bono n’est pas si blanc que ça: S’il manque parfois de clareté, d’après le magazine ô combien fiable Les Inrockuptibles, ou s’il a pu se délocaliser (point que je développe plus loin), il est pourtant largement reconnu comme étant un artiste engagé, et bien engagé… et pas seulement dans ses chansons (ou, du moins, principalement dans Sunday Bloody Sunday )

Reprenons point par point les critiques proférés par Naulleau.

 

  • On aimerait que le chanteur du groupe U2 se montre aussi sourcilleux sur la moralité des nombreuses entreprises qu’il finance jusqu’au trognon.
    Ma question, ici, est toute simple: Est-ce que ces sociétés ont reçu des reproches particulières niveau moralité? Pas que je sache. Le fonds d’investissements auquel il participe, Elevation Partners se fait relativement discrète à se niveau-là; ce qui n’est pas le signe qu’elle est irréprochable, mais est-il vraiment juste d’accuser de la sorte Bono de ne pas soigner le comportement de ses investisseurs?
  • Un bien moyen passage au stade de France
    C’est, bien entendu, autopraclamé… Une simple recherche google montre qu’il est bien le seul à penser que Bono a été bien moyen… LA question, c’est… Mais QUI est-il pour faire son blasé face à un des meilleurs artiste rock?
  • On aurait aimé que Bono n’ait pas délocalisé ses activités d’Irlande aux Pays-Bas
    De la bonne vieille récupération de reproche.  Je ne veux pas paraître – trop – subjectif à ce propos, donc je m’abstiendrai de défendre Bono à ce propos (bien qu’il soit défendable) mais j’ai bien l’impression qu’ici, Naulleau a misérablement confondu l’évasion fiscale et l’engagement envers le tiers-monde… Je ne comprends pas pourquoi Bono n’aurait pas le droit de rappeler Sarkozy à l’ordre, sous prétexte que le chanteur ait, en quelques sortes, abandonné son pays qui est sérieusement dans la mouise. Il ne faut pas se tromper de débat, et, personnellement, je trouve que tant s’écarter du sujet initial est une façon de montrer que 1) il n’a rien compris 2) Il ne sait pas que dire de plus intelligent.
  • On aimerait retourner son adresse à Sarkozy (…) « Assez parlé, Bono, des chansons … » Je ne sais que dire. Doit-on vraiment demander à Bono d’arrêter de s’exprimer? Contrairement à Naulleau, Bono a l’aval nécessaire pour faire peser ses mots, autant qu’il en profite pour essayer de faire le bien… Et qu’il le fasse est absolument fabuleux.
  • Mais surtout… Ferme ta gueule.
    Il me semble que Naulleau a bien peu de choses à dire à ce sujet. De la part d’un arriviste pseudo-journaliste, il s’agit d’une véritable insulte. Pour reprendre ses techniques narratives, « On aurait aimé que Naulleau reprenne son boulot de traducteur et qu’il arrête de s’exprimer sur ce qu’il ne maîtrise absolument pas » ou encore « On aurait aimé que Naulleau ne défende pas quelqu’un qui a de très bonnes raisons d’être critiqué.

Après avoir repris point par point cette absurde argumentation, on ne peut que dire que Naulleau pourra « ouvrir sa gueule » quand il égalisera le chanteur de U2 en nominations pour le prix nobel de la paix, ou lorsqu’il fera autant de téléspactateur sur une carrière que Bono fait de spectateurs en une seule tournée.

 

Catégories :Uncategorized

Xiiime's monologue

J’aime bien lire l’actualité; j’aime également la commenter.

Je me ferai un plaisir de répondre aux commentaires.

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